Diagnostic pollution des sols : à quoi servent la Phase 1 et la Phase 2 ? | EPEGEO Ingénierie
Conseils clients28 avril 2026·6 min de lecture

Diagnostic pollution des sols : à quoi servent la Phase 1 et la Phase 2 ?

La méthodologie nationale de gestion des sites et sols pollués, portée par le ministère de la Transition écologique et la norme NF X 31-620 relative aux prestations de diagnostics et d'études SSP, structure le diagnostic en phases successives, chacune conditionnant la nécessité (ou non) de la suivante.

La Phase 1, ou étude historique documentaire (ESR - évaluation de la susceptibilité de risque), s'appuie sur les bases de données BASIAS et BASOL, les archives municipales et préfectorales, ainsi que sur des entretiens avec d'anciens exploitants lorsque c'est possible. Aucun prélèvement n'est réalisé à ce stade : l'objectif est de reconstituer l'historique des activités du site et d'identifier les zones à risque.

Si la Phase 1 révèle des indices de pollution potentielle, une Phase 2 (investigations de terrain, IEM) est engagée : sondages, prélèvements de sols et, le cas échéant, d'eaux souterraines, analysés en laboratoire accrédité COFRAC. C'est cette phase qui confirme - ou écarte - la présence d'une contamination et en mesure l'étendue.

En cas de pollution avérée, une évaluation quantitative des risques sanitaires (EQRS) modélise l'impact potentiel sur la santé humaine selon l'usage futur du site (habitation, espace vert, activité industrielle), avant l'établissement d'un plan de gestion adapté.

Ce cheminement méthodique permet d'éviter des investigations coûteuses et non ciblées : une bonne Phase 1 oriente précisément les sondages de la Phase 2, ce qui optimise à la fois le budget et les délais du diagnostic.