Zéro Artificialisation Nette (ZAN) : quel impact sur la gestion des eaux pluviales ?
La trajectoire vers le Zéro Artificialisation Nette, fixée par la loi Climat et Résilience, pousse les collectivités à densifier plutôt qu'à étendre les zones urbanisées. Cette densification accroît mécaniquement les surfaces imperméabilisées sur les parcelles déjà construites, ce qui renforce les exigences de gestion des eaux pluviales.
Concrètement, de plus en plus de règlements locaux d'urbanisme imposent une gestion des eaux pluviales à la parcelle - infiltration prioritaire, débit de fuite limité vers le réseau - même pour des projets de taille modeste (extension, division parcellaire).
L'essai d'infiltration (méthode Porchet ou double anneau) reste le point de départ technique : il mesure la capacité réelle du sol à absorber l'eau et conditionne le choix entre infiltration totale, rétention avec débit de fuite régulé, ou solution mixte.
Anticiper cette contrainte dès l'esquisse du projet évite les mauvaises surprises au dépôt du permis : un bassin de rétention ou une noue paysagère mal dimensionnés en amont peuvent remettre en cause l'implantation du bâtiment.
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